Le but de cet exercice est d’étudier deux situations d’écoulement du sang dans le système veineux
constitué d’artères, de veines et de capillaires.
La sténose aortique est une pathologie cardiaque consistant en un rétrécissement du diamètre de
la valve aortique. Celle-ci se trouve entre le ventricule gauche du cœur et le principal vaisseau du
corps humain, l'aorte.
Par ailleurs, la communication entre artère et veine se fait par un réseau de plusieurs millions de
capillaires.
Partie A – Mise en évidence d’une sténose aortique
Données :
• Relation de Bernoulli : elle est valable pour un fluide parfait (sans viscosité) et
incompressible, en écoulement permanent (indépendant du temps). On considère que le
fluide n’est soumis qu’aux forces de pression et de pesanteur.
D’après cette relation, pour deux points A et B situés le long d’une même ligne de courant :
P
A +
r × g × z
A + ½
r × v
A
2
=
PB + r × g × zB + ½ r × vB
2
P désigne la pression en un point et s’exprime en pascals (Pa),
r est la masse volumique
du fluide en kg·m
–3
, g est l’intensité de la pesanteur en N·kg
–1 et z représente l’altitude du
point considéré et s’exprime en mètres (m).
1 mm Hg correspond à la différence de pression entre deux points situés dans une colonne
de mercure immobile et séparés d’une altitude de 1 millimètre.
En statique des fluides, dans la relation de Bernoulli : v
A = v
B = 0,00 m·s
–1
.
Masse volumique du sang :
r(sang) = 1,05 ×10
3 kg·m
–3
.
Masse volumique du mercure :
r(Hg) = 13,6×10
3 kg·m
–3
.
Intensité de la pesanteur terrestre : g = 9,81 N·kg
–1
.
Pour modéliser la situation d’une sténose aortique, on considère que la valve aortique est une
succession de cylindres de diamètres d
A et d
B comme représentée.
1. On supposera ici
que le sang est un fluide parfait en écoulement horizontal permanent. À
l’aide de la relation de Bernoulli appliquée à la statique des fluides,
montrer que 1,00 mmHg
correspond à une différence de pression de 133 Pa.
P = r(Hg) g z avec z = 10-3 m.
P = 13,6 103 x9,81 x10-3 =133 Pa.
Un rétrécissement aortique serré est défini par :
– une vitesse maximale du sang de valeur supérieure à 4 m·s
–1 en sortie de valve aortique ;
– une différence de pression supérieure à 50 mmHg à travers la valve aortique (selon les
recommandations européennes) ;
– et une surface de la section de la valve aortique au niveau du rétrécissement (point B)
inférieure à 1 cm
2
.
Lors d’un examen auprès d’un patient susceptible de présenter un rétrécissement aortique, on
mesure, par échographie Doppler, les valeurs des vitesses de l’écoulement du sang aux points A
et B situés sur une même ligne de courant. On obtient :
v
A = 1,0 m·s
–1 et v
B = 4,2 m·s
–1
.
2. Déterminer la différence de pression P
A – P
B en pascals, puis en mmHg.
PA + r × g × zA + ½ r × vA
2
= PB + r × g × zB + ½ r × vB
2
zA = zB.
PA – PB =½ r × (vB
2
-vA
2 )=0,5 x1,05 103 (4,22-1,02)=8736 Pa ou 8736 /133 ~66 mmHg.
Afin de déterminer la surface de la section de la valve aortique au niveau du rétrécissement
(point B), on mesure par échographie le diamètre d
A à l’entrée de la valve aortique. Pour le patient
précédent, on obtient : d
A = 20,2 mm.
3. Justifier, à l’aide des résultats et des données précédentes, que le patient analysé a un
rétrécissement aortique serré.
Conservation du débit volumique : v
A p d
A2 /4 =
vB p dB2 /4.
p dB2 /4 =vA p dA2 /4 / vB =1 x3,14 x(20,2 10-3)2 / (4 x4,2) =7,6 10-5 m2 =0,76 cm2.
vB > 4 m s-1 ; PA – PB > 500 mmHg et p dB2 /4 < 1 cm2 : le patient analysé a un
rétrécissement aortique serré.